La zone de test est constituée de 30 parcelles carrées de 4 mètres de côté chacune, séparées les unes des autres par des allées de 1 mètre de large (voir figure). Il est important que la composition du sol de la zone de test soit la plus uniforme possible, donc on choisira pour les 30 parcelles une zone contiguë ayant subi par le passé des traitements identiques (cultures, irrigation, fertilisations…) et dépourvue d’irrégularités de terrain (ruisseau ou source souterraine, remblais…).
Pour réduire encore davantage l’influence des variations de composition du sol dans la zone de test, on se limitera à 10 traitements de sol différents (A1, A2, B1, B2, C1, C2, D1, D2, E1, E2), appliqués chacun à 3 parcelles différentes assez éloignées les unes des autres, par exemple selon le schéma suivant :
On testera 2 types de biochar (types 1 ou 2) et 5 types de fertilisation complémentaire (traitements A, B, C, D ou E) suivant la posologie :
On pèsera puis on mélangera les quantités nécessaires de biochar et de fertilisant et on étalera le tout en une couche d’épaisseur la plus uniforme possible sur chaque parcelle. Le type « Contrôle » correspond au sol sans amendement (cas de la baseline c’est à dire de la situation existant en l’absence du projet). On incorporera ensuite cette couche uniformément dans le sol (jusqu’à une profondeur de 18-20cm environ) par bêchage manuel ou en s’aidant d’un motoculteur. Attention, il faut remuer toutes les parcelles de la même manière, même celles de contrôle !
On choisira si possible une espèce locale répandue et peu sensible aux maladies ou aux parasites (oignon, riz, gombo conviennent généralement…). L’espèce choisie sera plantée en suivant la même répartition sur toutes les parcelles et tout traitement ultérieur (irrigation, pesticide…) sera également systématiquement appliqué sur toutes les parcelles.
Les images ont été gracieusement mises à disposition par J. Altmann (Desarollos Agricolas, Bolivia).